16 juin 2011

Le syndrome Francis Cabrel appliqué aux belles-mères

Vous le connaissez tous ce syndrome « C'était mieux avant ».
Un concept incarné par l'illustre Francis Cabrel, le très progressiste Laurent Gerra et quelques écolos prônant le retour à la terre et aux wagons SNCF non climatisés.
Et bien, je peux désormais ajouter à cette liste les mères et les belles-mères (non, je n'ai pas peur des généralités).

Dès l'annonce de notre grossesse, il ne se passe pas une journée sans qu'elles ne nous expliquent à quel point on se complique bien la vie, nous, les jeunes mamans d'aujourd'hui.
Dans leur cas, le syndrome « c'était mieux avant » se concentre en priorité sur la nourriture.

Le contexte :
Vous suivez scrupuleusement les recommandations du médecin en vous privant de saucisson, de fromage non-pasteurisé et de salade (sauf si vous l'avez vous-même trempé dans 4 bains successifs d'eau vinaigrée et pris soin de retirer le moindre résidu de terre à la pince à épiler).
Tout ça pour éviter de contracter la toxoplasmose et la listéria.
Oui, c'est contraignant. Mais ça vous fait plaisir de faire ces efforts pour votre bébé. Vous ne portez aucun jugement sur les mamans qui se lâchent un peu plus, mais -en ce qui vous concerne- vous avez décidé d'appliquer le principe de précaution à 100%. Après tout, chacun ces choix.

La manifestation du syndrome :
Alors que vous essayez de vous persuader intérieurement que le boursin, c'est aussi bien que le petit chèvre frais du paysan d'à côté, votre belle-mère se lance dans un discours de 35 minutes pour vous expliquer que « de son temps, on ne se posait pas autant de question, on mangeait ce qu'on voulait et que les bébés ne s'en portaient pas plus mal ».
D'où une certaine frustration de votre part et une sérieuse envie de lui balancer votre boursin à la figure.

La solution :
Appuyez-vous sur les statistiques et expliquez à votre belle-mère qu'en 1980, le taux de mortalité infantile était de 11 pour 1000 et qu'aujourd'hui, il est de 3 pour 1000. CQFD.
Certes, vous risquez de plomber l'ambiance, mais vous pourrez déguster votre boursin en toute bonne conscience.

Dans la même veine...
« Quelques petits verres de vin, ça n'a jamais fait de mal à personne ».
« J'ai clopé un paquet par jour pendant toutes mes grossesses et mes enfants sont en pleine santé ».
« La grossesse, c'est pas la prison quand même. Si tu ne peux pas manger de rognons, à quoi bon ! »


Commentaires sur Le syndrome Francis Cabrel appliqué aux belles-mères

    j'ai bien rigolé tiens!

    Posté par BUMCAT, 16 juin 2011 à 20:57 | | Répondre
  • j'ai bien rigolé!

    Posté par BUMCAT, 16 juin 2011 à 21:03 | | Répondre
  • on sent le vécu.......

    tres tres bonne idee de te mettre au blog, je peux enfin suivre regulierement les histoires de la famille,de loin

    Posté par bertille, 17 juin 2011 à 09:02 | | Répondre
  • Toute ressemblance avec des faits réels...

    Oui, oui, mais on a bien compris que je parle des "belles-mères" en général hein ? Pas de la mienne surtout

    Posté par Cerise, 17 juin 2011 à 11:30 | | Répondre
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